Gene Wolfe : Le Mage

C’est le deuxième tome du Chevalier-Mage, le premier étant Le Chevalier dont j’avais parlé il y a quelques temps. Force est de constater que l’auteur ne s’est pas foulé pour les titres :) Voici une présentation rapide.

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Avec un rythme plus soutenu que dans le premier tome, on n’est pas près de s’ennuyer. L’histoire est bien continue et bien tramée, toujours avec la petite innocence du narrateur qui, du coup, raconte fidèlement les évènements. Ce bouquin est un peu plus difficile à lire, il m’est arrivé quelque fois de relire un passage afin d’être sûr d’avoir bien compris : il y a beaucoup de non-dits, ce qui complique la tâche. Cependant l’ensemble est agréable à lire, un regrette juste un peu trop le coté trop “héroïque” de l’ensemble, et le titre qui n’est absolument pas justifié.

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Gene Wolfe : Le Chevalier

Gene Wolfe est un auteur que je ne connaissais pas, qui apparemment est beaucoup plus influent que je l’aurai cru. Peut-être que certains d’entre vous connaissent la série du Livre du Second Soleil de Teur, sa principale oeuvre. Bah moi je connaissais pas, et j’ai fait cette découverte avec la bilogie du Chevalier-Mage, et je commence ici avec le résumé du premier tome, le Chevalier :

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Critique : Dès la première page, on est surpris par une particularité assez rare dans la fantasy : c’est écrit à la première personne. Le narrateur écrit une lettre à son frère, et donc raconte l’histoire en parlant de lui avec “Je”. Ca semble évident, mais c’est pas vraiment commun dans ce genre de livres !

De cette première personne découle une réelle évolution de la perception du monde par le personnage. L’évolution des dialogues est nettement perceptible au fil du livre, on sent la prise d’assurance de la part d’Able. Les dialogues peuvent parfois sembler un peu naïfs, mais on s’aperçoit en fait qu’ils sont sacrément efficaces. On a parfois envie de secouer le narrateur pour qu’il se bouge un peu, mais on en arrive là grâce à un travail exceptionnel sur l’immersion du lecteur dans l’histoire.

Bref, je suis on-ne-peut-plus impatient de lire la suite !

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Kai Meyer : La Fille de l’Alchimiste

Kai Meyer est un auteur allemand ; dans le genre de bouquins que je lis, c’est assez rare pour le préciser. Il est auteur de pas mal de livres, comme la série des Funambules des mers ou de l’Histoire de Merle. Cependant, La Fille de l’Alchimiste est le premier roman que je lis de lui, et je dois dire que j’ai été agréablement surpris.

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La fille de l\'alchimiste

Critique : C’est une bonne surprise, ce livre. J’ai pas vraiment l’habitude de lire des livres sans “suite”, c’est à dire un seul volume (il y a une suite, mais pas traduite en français. Mais l’histoire n’a pas besoin de suite, selon moi…), mais là j’ai été envoûté par l’histoire de cette “famille” qui découvre des secrets carrément incroyables… On plonge un peu dans le monde de l’alchimie (transformation d’éléments en autres éléments), et qu’on y croit ou non, c’est prenant. Il y a assez peu de personnages, mais ça tombe bien car ils sont tous carrément différents, indépendants et liés. L’histoire est très, très rythmée : c’est très difficile de se sortir du livre. La traduction française semble de bonne facture, compte tenu des tournures de phrases qu’on trouve. D’ailleurs le livre est très bien écrit, avec un bon équilibre des descriptions / actions / dialogues.

A propos de la traduction, attention : sur amazon.fr il y a une édition de la Fille de l’alchimiste qui ne fait que 480 pages, contre 625 pour la mienne. Il y a fort à parier que la version la plus courte est aussi la plus tronquée…

Pour résumer, je dirai que ce livre est vraiment une bonne surprise : je le conseille vivement à ceux qui aiment les bonnes intrigues, les voyages et l’histoire…

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Livre : Faërie – Raymond E. Feist

faerie.jpg Je sais, les articles baissent en qualité depuis 5 jours, mais c’est que je suis vraiment surchargé de travail (et c’est le moins qu’on puisse dire!). En tout cas ce matin j’ai eu le temps de finaliser l’article sur Faërie, par l’auteur des Chroniques de Krondor, autre livre que j’avais bien aimé malgré sa simplicité d’écriture.

Résumé : Dévoiler ▼

Critique : Bon, c’est vrai, en achetant le bouquin je croyais avoir entre les mains un livre de fantasy, dans le même style que Magicien. Eh bien j’ai été un premier temps déçu, car ce n’est pas de la fantasy mais un style féérique, basé sur des légendes et des histoires que les grand-mères racontent.

Ce qui m’a le plus gêné dans ce livre, c’est le fait que je n’ai pas accroché à l’intrigue. Les péripéties se succèdent mais à aucun moment je n’ai été vraiment pris aux tripes, avec une envie frénétique de ne pas refermer le livre. C’est vraiment dommage car le thème aurait très bien pu faire un excellent bouquin.

Le style d’écriture n’est pas non plus extraordinaire. Peu de détails dans les personnages, les mouvements, les décors… Peut-être pour laisser place à l’imagination, mais dans ce cas là c’est mal foutu car on n’a pas envie d’imaginer ce qui se passe. Le style d’écriture se rapproche plus de Stephen King que de Gavriel Kay. On a l’impression que ce livre est destiné aux plus jeunes, avec l’âge des protagonistes et le ton d’écriture. Dommage.

Ne vous fiez pas au synopsis écrit au dos du livre : Faërie n’est pas du tout le meilleur livre de Feist. Si vous voulez vous faire une idée de l’auteur, lisez Magicien.

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