Et au final… Hadopi (H)adoptée
Après un court moment de joie il y a un mois, la loi HADOPI est finalement passée en force par le gourvernement, qui prend une tournure de plus en plus totalitaire. Il reste le recours du Conseil Constitutionnel, mais c’est joué d’avance.
En résumé, ces dernières semaines, on a eu droit à :
- Un salarié de TF1 licencié, car il avait contacté son député pour exprimer son inquiétude face à HADOPI. Le député a fait suivre ça au cabinet du ministre de la Culture, Albanel, qui l’a fait suivre à TF1. Bel exemple de démocratie.
- Les députés ont maintenant le droit à Internet et téléphone dans l’Assemblée. Meilleur moyen d’être informés de leur pots-de-vin?
- Une décision à l’encontre de l’assemblée Européenne.
- Des députés contre HADOPI, qui ont voté POUR.
Et pour nous, qu’est-ce que ça va changer?
- Si votre IP (pas vous, votre IP : grosse différence!) est prise en train de télécharger, on vous coupe l’accès à Internet. Mais vous continuez à payer l’abonnement.
- Vous devrez installer un logiciel-espion, payant, et qui ne marchera pas sur tout les ordinateurs.
- La décision de votre suspension s’effectuera sans décision de justice, en 25 secondes.
Et comment s’en protéger?
- VPN, comme celui de ThePirateBay
- Les newsgroups
- Les trackers privés
- Les sites de recherche dans des sites comme MegaUpload, Rapidshare…
- Les réseaux privés cryptés (OneSwarm,…)
Bref. Cette loi a été votée par des personnes n’y connaissant rien, dans aucune autre de but que de satisfaire leurs “généreux donateurs”.