mars 2nd, 2010 at 7:37
(Culture)
Le Dieu dans l’ombre est un roman de Megan Lindholm alias Robin Hobb ( original comme début de post, non?), plutôt connue pour avoir écrit la série “L’assassin Royal”, bien que ça l’ait été sous son nom de plume.
Bref, le Dieu dans l’ombre, c’est globalement l’histoire d’une femme banale, qui semble traverser une crise avec son mari. Il la décide à aller s’installer chez ses parents, en pleine campagne perdue, avec leur fils unique. Ce qui devait être des vacances commence a durer, et le comportement de tout le monde change… Jusqu’à sa rencontre avec un faune, le Dieu Pan.
Donc voilà, j’espère que la présentation a fait transparaitre un minimum ce que je pense de ce livre. Pour résumer, ce bouquin est bien, voir très bien écrit mais l’idée et l’objet sont sans intérêt. On s’attarde de longues pages sur les doutes et les sentiments de l’héroïne… Même si ça peut être un effet de style ou même l’objet du livre, c’est mal dosé et j’ai carrément finit par m’ennuyer, jusqu’à me demander si j’allais finir le livre (sentiment très rare chez moi).
Bref, a réserver aux inconditionnels de l’auteure, ou aux fanatiques des sentiments de perte.
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mai 26th, 2009 at 18:29
(Culture)
Vous connaissez peut-être “Les Contes de Terremer”, de Goro Miyazaki? Bah ce film d’animation est en fait tiré d’un livre d’Ursula le Guin. C’est d’ailleurs son cycle le plus connu, bien que le cycle d’Ekumen semble assez répandu. C’est les trois premières parties de Terremer que je vais présenter : Le sorcier de Terremer, les tombeaux d’Atuan et l’Ultime Rivage, rassemblés en un roman chez l’éditeur “Livre de Poche”.

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Résumé du premier livre : Ged vient de l’île de Gont, une île parmis tant d’autres au royaume de Terremer. Son île est réputée pour ses sorciers fréquents, et Ged en fait partie. Il quitte donc sa famille (ou ce qu’il en reste) pour partir à Roke, où vivent les plus grands sorciers et où il pourra améliorer ses connaissances magiques. Il se révèle un excellent magicien, mais assez arrogant; au cours d’une dispute avec un camarade, il va ouvrir une brèche d’où va s’échapper une Ombre…
Je ne raconterai pas l’histoire des deux autres livres, à vous de voir!
J’ai trouvé le premier livre (ou la première partie, selon votre édition) absolument génial. J’avais l’impression d’y retrouver une espèce de narration naïve, un peu à la manière du chevalier-mage. L’histoire est bien trouvée, bien racontée, et plaisante. Il n’y a pas de grosses doses d’actions, car l’intérêt du style de Le Guin est ailleurs : dans la recherche des personnages et la description de leurs sentiments. De ce côté là, ce roman est une réussite.
Mais voilà, j’ai été déçu après avoir finit cette première partie : On ne suit plus Ged, mais d’autres personnages, à une quinzaine d’années d’intervalle. Cela apporte de nouveaux protagonistes, de nouveaux décors et histoires, mais ça semble décousu. Le premier livre m’avait tellement plu que j’aurai préféré suivre Ged… Le style d’écriture ne change pas et est toujours aussi plaisant, mais on ressent une frustration de ce changement forcé de Héros. Bon, Ged est bien présent dans l’ensemble des trois livres, mais dans un rôle de second-plan, ou alors il est quasi-muet.
Ce petit bémol n’enlève rien au plaisir de lecture de ce roman très bien tourné et réfléchi sur les sentiments humains. Seulement, vous voilà prévenus : c’est bien trois livres que vous allez lire, pas un seul!
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mars 20th, 2008 at 10:08
(Culture)
Un peu raz-le-bol de voir des titres tout sauf recherchés, avec le "dernier des…". Mohicans, samourais, poilu, templiers… Tout y passe, "tout est le dernier". Bref.

L’auteur, Raymond Khoury, avait auparavant écrit des scénarios pour séries TV (vous vous rappelez Dinotopia?). Il a aussi écrit la série des MI-5. Le dernier templier est son premier best-seller. C’est un thriller sur le thème… des Templiers! Résumé.
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Une expo dans un musée de New York présente des objets du Vatican, certains encore jamais exposés au public. Dont une machine a écrire un peu spéciale, rapidement volée par quatre chevaliers vêtus en templiers. L’archéologue Tess et l’agent Reilly s’engagent alors dans une course-poursuite pour savoir qui étaient ces hommes, et sourtout quel secret les a motivés à commetre cette attaque…
Critique : Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce bouquin est très largement inspiré par Da Vinci Code, tant par son style d’écriture que par son histoire. On retrouve les mêmes genres de personnages, l’histoire est racontée de la même façon, l’intrigue elle-même est très similaire au roman de Dan Brown. Pourtant, le livre se lit bien, il est même agréable à feuilleter. Les scènes sont en général bien décrites, les personnages convaincant. Un bouquin que j’aurai adoré si je n’avais pas lu Da Vinci Code avant.
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mars 10th, 2008 at 7:37
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De retour pour un article concerné à un nouveau livre! En effet je viens de finir la trilogie de la Tapisserie de Fionavar, de Guy Gavriel Kay. Cet auteur a participé à la rédaction du Silmarillon, avec le fils de Tolkien à partir des écrits de JRR Tolkien. Il est sinon auteur d’une dizaine de livres, dont la Tapisserie est l’oeuvre la plus importante. Il est aussi possible que son livre Les lions d’Al-Rassan soient prochainement adaptés en film.
La trilogie de la tapisserie est composée de l’Arbre de l’été, du Feu Vagabond et au final de la Voie Obscure. Résumé :
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On suit à travers ces trois volumes l’histoire de cinq canadiens, Kevin, Dave, Paul, Jennifer et Kim. Ces cinq personnes assistent à une conférence d’une personne énigmatique, pour ensuite se faire inviter par ce même conférencier, qui ne se sépare jamais d’une personne barbue de petite taille. On apprendra que ces deux compères sont en fait Lorèn Mantel d’Argent et Matt Sören, un mage et sa source, qui viennent de l’univers de Fionavar.
En effet, il existe une multitude d’univers, qui suivent leurs cours propres, mais qui sont d’une certaine façon reliés à Fionavar, le premier de tout les univers. Dans celui-ci sévit Maugrim le Dévastateur, maître du mal absolu, mais enchaîné à la suite d’une guerre il y a plus de mille ans.
Les cinq jeunes gens suivent Lorèn et Matt dans Fionavar, afin de participer à la fête donnée par le Roi de Fionavar. Ils découvrent dans ce monde une multitude de personnes différentes, de régions et de cultures variées.
Cette trilogie est dans le plus pur style fantasy; on y assiste au combat du bien contre le mal; on parle même dans ce livre des forces de la Lumière et des Ténèbres. On voyage au milieu de dieux et déesses, de Nains, svart alfars et lios alfars (qui pourraient être comparés aux elfes noirs et elfes). La mythologie inventé par Kay est bluffante; tout est détaillé, inventif, les histoires des personnages s’enchaînent parfaitement.
Ces personnages sont justement très approfondis. Au détriment parfois de l’action, on suit la réflexion des personnages sur leur condition, leur rôle à jouer dans un univers qui n’est pas le leur. Les relations entre eux sont aussi très poussés. Le suspens quand à lui est très bien mené, même si par l’appellation même des Ténèbres et de la Lumière laissent présager de la fin. Il est à noter qu’il y a peu de guerres ou de combats; on suit plutôt les actions des personnages, non moins palpitantes qu’une bataille, mais qui s’intègrent dans la mythologie du lieu. Il n’y a pas de personnage principal, mais plusieurs personnages principaux. On a du mal à en apprécier plus l’un que l’autre, chacun étant très détaillé, on trouve chez eux qualités et défauts.
Ce livre est en tout point très agréable à lire. Sur les cinquante premières pages, il faut un temps d’adaptation au style d’écriture de Kay. On retrouve un français soutenu (la traduction est donc peut-être un peu en cause, comme celle du Seigneur des Anneaux), des tournures de phrases complèxes. Une fois passé ce temps d’adaptation, tout le reste est un pur bonheur. Je ne peux m’empêcher de comparer ce style d’écriture à celui de Tolkien : les deux ont un sens de la poésie qu’on ressent bien dans leurs phrases, un style qui leur est propre.
Bref, je classerai ce livre comme loin devant les Chroniques de Krondor, où le style d’écriture n’était pas aussi soutenu et les personnages pas aussi fouillés. Par contre, je le classe derrière (mais juste derrière) l’indétrônable Seigneur des Anneaux. Si vous avez lu ce dernier, si vous avez aimé, et que vous ne cherchez pas que de la baston, vous aimerez la Tapisserie de Fionavar.
Voilà voilà. Prochain rendez-vous lecture: Faërie, de Raymond E. Feist, l’auteur des Chroniques de Krondor.

D’ici là, bonne lecture!
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