Les extinctions massives

 

J’ai été étonné, un jour, de lire "à cette période, 95% des espèces ont disparues". 95% c’est un chiffre quand même conséquent pour une extinction d’espèce… Voilà donc un petit article pour éclairer la notion "d’extinction massive", phénomène pas nouveau du tout. La définition est, quand à elle, pas difficile du tout : on dit qu’il y a extinction massive quand un nombre important et significatif d’espèces disparaissent.

  En général, les extinctions massives marquent le passage d’une forme dominante de vie à une autre (exemple : dinosaures -> mammifères) et le changement de période géologique.

  

  • L’extinction du cambrien : datée d’environ 480 Millions d’années, a vu disparaître 85% des espèces. Sa cause serait un refroidissement global qui aurait diminué le niveau des mers.
  • Extinction du Dévonien : entre -380Ma et -360Ma, 75% des espèces (principalement animales, les plantes ont été peu touchées) disparaissent. La fermeture d’un océan (il faut garder à l’esprit que la géographie des continent était bien différente de maintenant) modifie les courants océaniques et entraîne un réchauffement climatique.
  • L’extinction du Permien : celle dont je parlais au début de l’article, l’extinction la plus massive de toutes : 95% des espèces marines, 75% des espèces terrestres disparaissent, aux alentours de -250Ma. Elle marque la transition entre l’ère primaire et secondaire et entre le Permien et le Trias. Le scénario proposé est l’augmentation de l’activité volcanique dans les dorsales océaniques ainsi que sur les chaînes terrestres ainsi qu’un recul des eaux, qui ont entraîné de fortes variations climatiques.
  • l’extinction du Crétacé, la plus connue : -65Ma, la disparition des dinosaures, mais avec eux aussi un grand nombre d’espèces marines. La cause maintenant admise est une chute de météorite, dans l’actuel Mexique, créant le cratère de Chicxulub (c’est l’état actuel des choses, on n’est pas sûrs du cratère). Cette chute aurait libéré une énergie équivalente à 5 milliards de fois la bombe d’Hiroshima, ce qui créa un "hiver nucléaire". Les résultats sont des pluies acides, réchauffement, disparition des plantes nécessitant beaucoup de lumière…
  • La dernière extinction semble aujourd’hui en cours, qui s’appellerait extinction de l’Holocène. En effet on constate un taux d’extinctions de 100 à 1000 fois supérieur à la moyenne, principalement dans les zones tropicales.

 

  Voilà, sur ce, bonne journée !

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Alors, huit ou dix planètes dans le système Solaire?

  Faisant écho à un article récent, qui annonçait la découverte possible d’une neuvième planète du système solaire, j’ai décidé d’approffondir la notion de planètes, qui a sensiblement changé depuis quelques années. Cet article parle de chercheurs qui sont convaincus qu’une planète reste à découvrir, au confins du système Solaire, proche de la ceinture de Kuiper.

  En effet, depuis le primaire, on nous dit qu’il existe neuf planètes dans le système Solaire. Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton. Il y a deux ans, on nous annonce qu’il n’y aurait en fait que huit planètes, car Pluton n’en serait pas une tout comme Sedna.

  La définition d’une planète

  Bah oui ça peut sembler bête, mais il est important de bien définir ce qu’est une planète. En effet, depuis Aôut 2006, l’Union Astronomique Internationale a sensiblement changé le statut de planète à travers une nouvelle définition. D’après cette définition, une planète est donc :

  • en orbite autour du Soleil
  • qu’elle ait une forme sphérique (ce qui implique que sa masse soit suffisante pour assurer sa cohésion)
  • qui a éliminé tout corps dans une orbite proche.

  Cette nouvelle définition a exclu Pluton de la classe des planètes, au même titre qu’Eris et Cérès. Ces astres entrent donc dans la définition de "planètes naines", ou "d’objets transneptuniens".

  La neuvième planète

  Bon, on l’a bien compris, il n’y a actuellement que huit planètes dans la système Solaire. Ce qui fait grand bruit actuellement, c’est que d’après les calculs, il est très probable qu’une planète, conforme à la nouvelle définition, existe dans le système Solaire, bien plus loin que Pluton. Cette planète aurait une masse comprise entre 0,3 et 0,7 fois celle de la Terre, ce qui en fait une planète au sens propre, et non une "planète naine".

  La preuve de l’existence d’une neuvième planète devrait être apportée dans la décennie à venir.

 

 

   Représentation à l’échelle des tailles des planètes du système Solaire. Ca signifie que la proportion des tailles est conservée ; la Terre apparaît minuscule à coté de Jupiter, que Jupiter apparaît minuscule à coté du Soleil… "Dwarf Planets" sont les planètes naines dont j’ai parlé plus tôt. (source de l’image : ici).

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Les différents types de nuages

  Bien que je ne me sente pas de faire carrière dans la climatologie, ni même de faire présentateur météo, j’ai trouvé intéressant de présenter quels types de nuages on peut voir, et de quelle météo ils sont annonciateurs!

  Je n’ai pas listé ici tout les types de nuages, il en existe beaucoup, chacun avec des variantes, mais j’ai présenté les plus faciles à reconnaitre.

 

  Cumulus

    C’est un nuage de moyenne altitude (sa base est souvent sous la barre des 2000m d’altitude). C’est le nuage "de base". Si la pression est instable, il peut se transformer en cumulus congestus ou cumulonimbus. Sinon, il n’est pas forcément annonciateur d’un type de temps spécial.

 

  Cumulonimbus

    Le nuage dont le nom est le plus connu. Sa base est très basse, et son sommet peut atteindre 12000 mètres d’altitude. C’est un nuage dangereux, justement parce qu’il est étalé en hauteur. Le sommet du nuage est plus froid que la base, ce qui crée des courants internes et entraîne des orages, changement de directions du vent, "trous d’air"…

 

  Stratocumulus

    Nuage bas qui s’étale que rarement sur la hauteur. Il est souvent présent en groupes. Bien qu’il semble menaçant, il est rarement accompagné de précipitations.

 

 

  Cirrus

    Le cirrus est un nuage d’altitude, à environ 6000m. Il se colore au coucher du soleil grâce à des cristaux formés à l’intérieur du nuage. S’ils se présentent en longues traînées allongées, ils annoncent l’arrivée d’un front chaud. Le vent se renforce dans les six à douze heures, la température et le thermomètre sont en baisse. Le temps sera à la pluie.
Si au contraire, les cirrus sont denses et larges, avec une augmentation de la pression, il n’y aura pas de mauvais temps dans l’immédiat.

 

  Stratus

    C’est le "brouillard"; c’est donc un nuage très bas, au niveau du sol. Si ce sol se réchauffe, il peut s’élever et former des cumulus.

 

 

 

  Voilà, maintenant peut-être que certains vont jouer à l’apprenti-météorologue ! J’en profite pour recommander la section météorologie de la fédération française de montagne et d’escalade, intéressant et complet sur le sujet de cet article!

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